lundi 15 juin 2015

Les transferts les plus «bizarres»

Comme André-Pierre Gignac qui pourrait signer au Mexique dans les prochains jours ou André Ayew qui a rejoint Swansea, plusieurs footballeurs de renom ont déjà choisi des destinations parfois douteuses ou inattendues.

1. Rivaldo (août 2008 : de l'AEK Athènes au FC Bunyodkor)

Les fins de carrière mènent parfois à des choix étranges : le Qatar et les Etats-Unis sont parmi les destinations favorites, la Chine ou l’Inde dans une moindre mesure… Pour l’ancien international brésilien, passé par le Barça et l’Inter Milan, direction…l’Ouzbékistan ! Après quatre saisons en Grèce (à l’Olympiakos puis à l’AEK Athènes), le champion du monde 2002, alors âgé de 36 ans, s’est exilé en Asie centrale, où il ne sera resté que deux ans (52 matchs, 32 buts) avant de repartir au Brésil. Mais il ne s’est pas arrêté là : en 2012, Rivaldo s’offre un nouveau transfert exotique en rejoignant le Kabuscorp Palanca, en Angola, confirmant qu’il avait toujours de bons restes (21 matchs, 11 buts)... à 40 ans.

2. Julien Faubert (janvier 2009 : de West Ham au Real Madrid)

Durant le mercato hivernal 2009, le Real Madrid souhaite renforcer son couloir droit. Avec un budget restreint, le champion d’Espagne décide de tenter un coup de poker improbable : faire signer Julien Faubert. Tout juste remis d’une blessure au tendon d’Achille à West Ham, l’international français (1 sélection) débarque dans la capitale espagnole pour un prêt de 1,5 million d’euros et une option d’achat fixée à six. L’aventure durera six mois, le temps de deux petites apparitions, pour 52 minutes sous le maillot madrilène. Improbable jusqu’au bout.

3. Denilson (juin 2009 : d'Itumbiara à Hai Phong)

L’une des destinations les plus improbables de notre classement. En 2009, Denilson s’est engagé avec le club vietnamien de Hai Phong alors qu’il était au Brésil. Mais il n’y restera…qu’une mi-temps. Le temps de marquer un but et de résilier son contrat juste derrière.

4. Samuel Eto'o (août 2011 : de l'Inter Milan à l'Anji Makhachkala)

Avec le Barça et l’Inter Milan, Samuel Eto’o a tout gagné. Après deux saisons en Italie, la star camerounaise s’interroge sur son avenir… jusqu’à ce qu’arrive la proposition incongrue des Russes de l’Anji Makhachkala. S'en suivra un transfert de 27 millions d’euros et un salaire qui avoisine les 20,5 millions d’euros net par an avec bonus à chaque but et passe décisive ainsi que divers cadeaux de bienvenue, l’autorisation de retourner vivre à Milan entre les matchs. Royal. Eto’o file en Russie, où il sera élu meilleur joueur du Championnat en 2013. En août, alors que l’Anji commence à connaître des problèmes financiers, Eto’o quitte le club, enchaînant les petites aventures avec Chelsea, Everton et la Sampdoria.

Eto'o en cyrillique, ça s'écrit presque pareil ! (L'Equipe)

5. Didier Drogba (juillet 2012 : de Chelsea au Shanghai Shenhua)

Après huit années sous les couleurs de Chelsea et une Ligue des champions gagnée en 2012, Drogba quitte Stamford Bridge. De nombreux clubs européens sont encore intéressés par l’Ivoirien. Un hypothétique retour à Marseille alimente notamment les rumeurs. Mais l’attaquant révélé au Mans puis à Guingamp prend finalement la direction de la Chine ! Là-bas, il retrouve son ex-acolyte chez les Blues, Nicolas Anelka. Avec un peu plus de 11 millions d’euros de salaire, Drogba est le sixième joueur le mieux payé du monde. Mais un conflit interne au sein de la direction précipite son départ après onze matchs joués (pour huit buts tout de même) en novembre 2012. Puis un passage d’un an et demi à Galatasaray, avant le retour à…Chelsea l’été dernier ! 

6. Xavi (mai 2015 : du FC Barcelone à Al-Sadd)

Depuis ses débuts professionnels en 1998 (en même temps que Carles Puyol), Xavi semblait destiné à n’être l’homme que d’un seul club. Et pourtant… Le milieu de terrain espagnol aux 133 sélections (avec une Coupe du monde et deux Euros remportés à la clé) vient de signer à Al-Sadd, au Qatar après dix-sept saisons sous le maillot blaugrana. À 35 ans, il préfère suivre la trajectoire de Frank Leboeuf, Marcel Desailly, Frank De Boer, Christophe Dugarry, Sonny Anderson ou Gabriel Batistuta qui ont terminé leur carrière au Qatar, plutôt que celle de Gerrard, Lampard, Kaka ou Henry qui avaient privilégié les Etats-Unis.

7. Mathieu Valbuena (août 2014 : de Marseille au Dynamo Moscou)

30 ans, international titulaire chez les Bleus : à la fin de son aventure marseillaise, Mathieu Valbuena avait largement sa place dans n’importe quel championnat européen, lui qui voulait découvrir autre chose après sept ans sous le maillot de l’OM. Finalement, contre 7,5 millions d’euros d’indemnité de transfert, Valbuena s’envole à Moscou, en Russie, où le Dynamo lui offre dix millions d’euros de salaire sur trois ans. Pas un gâchis, mais un petit goût d’inachevé pour un joueur qui avait encore le niveau pour jouer dans les cinq grands championnats.

8. Andy Carroll (janvier 2011 : de Newcastle à Liverpool)

Là, ce qui choque surtout, c’est le montant du transfert. Andy Caroll, l’enfant de Newcastle, s’émancipe durant cinq années chez les Magpies, inscrit 28 buts en une saison et demie entre 2009 et 2010, avant de se laisser charmer par les sirènes de Liverpool à l’hiver 2011. Il est transféré moyennant 40 millions d’euros ! Au même moment, un certain Luis Suarez rejoint également Anfield. Mais Carroll n’aura pas la même réussite que l’Uruguayen. L’attaquant à la queue de cheval comptabilise deux buts en sept matches pour ses six premiers mois, quatre en trente-cinq la saison suivante. En août 2012, il est prêté à West Ham, où il a signé définitivement un an plus tard. Pour 17,5 millions d’euros...

9. Younes Belhanda (août 2013 : de Montpellier au Dynamo Kiev)

L’un des transferts les plus décevants. Younes Belhanda, champion de France avec Montpellier en 2012, quitte l’Hérault un an plus tard pour partir en Ukraine, au Dynamo Kiev. Le tout à 23 ans. Depuis, le Marocain, prometteur numéro 10, ne fait plus parler de lui. Un gâchis.

Younes Belhanda s'est perdu du côté de Kiev. (L'Equipe)

10. Ludovic Giuly (août 2013 : de Lorient à Chasselay)

Ce transfert (qui n’en est pas vraiment un puisque Giuly était libre) est le moins bizarre de tous, mais il est inattendu. À 37 ans, Ludovic Giuly décide de s’engager à Chasselay dans le Rhône, là où tout a commencé pour lui. Là aussi où le stade s’appelle… Ludovic Giuly. Un beau symbole et une envie de jouer qui ne l’a jamais quitté. Il est d’ailleurs encore en poste aujourd’hui.


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